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Culture japonaise - Le ninja




Le terme « Ninja » est emprunté au japonais moderne et sert à désigner un espion de l’ère Edo.
Le Ninja était une personne suivant une formation au Ninjutsu, discipline de survie très rigoureuse en temps de guerre dans le Japon médiéval.

Le Ninja était affecté aux missions d’espionnage, de renseignent, d’infiltration et de sabotage !
Les autres termes pour désigner ces espions sous Edo étaient Shinobi ou Shinobu, Rappa ou Suppa ou bien Kagimono-hiki ou Kusa.

Ils étaient le plus souvent originaires d’Iga ou de Koga d’où leurs surnoms d’hommes d’Iga ou de Koga.
Ces provinces voisines de Kyoto étaient indépendantes et les Ninjas n’étaient donc redevables d’aucunes taxes et agissaient librement à l’inverse des Samouraïs (ou Bushi) qui étaient féodés aux Daimyo (seigneurs féodaux).
Les Ninjas n’étaient pas non plus soumis au code de l’honneur des bushi et pouvaient agir à leur guise et parfois de façon peu orthodoxe (embuscades, assassinats, pillages,…).

Ils excellaient dans l’art de la dissimulation et s’introduisaient dans les camps militaires ou les demeures des seigneurs pour y semer le chaos et la confusion.

Certaines familles de nobles avides de pouvoir sous le règne du premier empereur du Japon Jinmu Tenno commencèrent à faire appel à ces mercenaires pour les basses besognes et la période Kamakura (1192-1333) fut très rentable pour les Ninjas qui pratiquèrent allégrement assassinats, complots et espionnages pour le compte de certains seigneurs féodaux.
Vivant principalement dans les montagnes, les Ninjas avaient pour maîtres d’armes les Yamabushi.

Indésirables au sein de la société japonaise de l’époque, les Ninjas à cause de leurs activités criminelles faisaient partis de la castre des criminels, des mendiants et des vagabonds, aujourd’hui regroupé sous le terme « Burakumin ».
Les femmes Ninjas ou Kunoichi étaient formées essentiellement à la manipulation et à la séduction.

L’ensemble des techniques des Ninjas était désigné par le terme Ninjustu ou Shinobi jutsu et comprenait aussi bien les techniques de combats avec armes ou à mains nues, les techniques de camouflages, l’utilisation d’explosifs, de poisons et des aptitudes physiques comme l’équitation, la natation ou encore l’escalade mais également des connaissances en médecine, en mathématique, en astronomie ou en météorologie.

L’équipement d’un Ninja se composent d’armes et de matériels spécifiques tel que :
- une dague non tranchante et non perforante à la garde courbée appelée « Jitte »
- un Kaginawa ou grappin, d’une lame à crochet ou Kamayari
- une faucille avec chaîne (Kusarigama)
- un mélange de poudre, occultant et aveuglant placé dans un œuf et facilitant l’évasion (Metsubushi)
- de chaussures flottantes permettant de se déplacer sur l’eau (Mizu Gumo), d’un sable court (Ninjato)
- une arme à feu (Otzu Tsu)
- de griffes de pieds sous les semelles servant à escalader (Ashiko) et de griffes portées sur la paume de la main servant à bloquer les attaques par sabres (Tagaki ou Shuko)
- un Kunai (sorte de dard métallique), les Shuriken (armes de jet)
- de petits clous à 4 pointes permettant la fuite (Makibishi ou Tetsubishi)
- un Jo (sorte de gourdin pouvant servir de canne)
- de fléchettes cachées dans la bouche et pouvant être crachées au visage de l’adversaire (Fukumibari)
- une sarbacane métallique tirant des billes de plomb (Danton Kiu)
- un Nunchaku (2 bâtons reliés par une chaîne) et une arme blanche à poignée simple et doubles pointes munie de crochets et d’une longue chaîne permettant l’escalade mais également l’étranglement de l’adversaire et pouvant causer d’atroces blessures (Kyokestu shoge).

Le Ninjatsu est très loin de l’image romanesque véhiculée par le cinéma !

Jinichi Kawakami, directeur honorifique du musée Ninja de la région d’Iga est la dernière personne connue à avoir été formée à l’art véritable du Ninjustu. Il collabore d’ailleurs étroitement avec l’Université de Mie sur les recherches concernant la tradition du Ninjustu.

Marino pour OJapon

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