Langues   Réseaux  
Actuellement, il y a 14530 Membres
dont 1021 correspondants japonais
 et   
288 Blogs
101 Vidéos
 
73 Festivals japonais
203 Actualités


                          




ASHURA :
Les Ashura sont des créatures maléfiques qui défient les divinités célestes. Leur nom vient du sanskrit « Asura » qui signifie « non céleste ou « non divinité ».

En japonais, Asura se traduit par Hiten (non céleste) ou Mushushin (divinité qui ne boit pas d’alcool). On les oppose à Deva (ou Ten en japonais qui signifie « céleste »). Dépréciés comme des démons, ils ne sont pas conviés à boire la liqueur des dieux, le Soma, en compagnie des autres dieux.

Cependant, dans le Bouddhisme, les Ashura sont considérés comme des divinités protégeant la loi de Buddha. Ils sont inférieurs aux hommes et aiment constamment faire la guerre. Ils vivent retirer sous terre ou au fond des océans. Leur monde porte le nom « d’Ashurado, la voie d’Ashura » qui est une des six voies des mondes où l’homme peut se réincarner.

Ashura ressemble à un jeune guerrier pourvu de trois visages et de six bras. Certaines représentations sont cependant un peu plus belliqueuses, notamment celles que l’on retrouve dans les illustrations des différents enfers.

YASHA :
Tantôt considéré comme une divinité démoniaque, tantôt comme une divinité de la richesse, Yasha, ou Yaksa en sanskrit, est à l’origine un esprit de la forêt tout droit sorti de la mythologie indienne. Avec le Bouddhisme, il devient une divinité protectrice de la loi de Buddha. Il existe le Tenyasha (le Yasha céleste), le Jiyasha (le Yasha terrestre) et le Kokûyasha (le Yasaha du vide).

On les considère souvent comme étant des divinités de sexe féminin et elles seraient décrites comme des séductrices usant de leurs charmes sur les hommes pour pouvoir ensuite les dévorer. Une des ces Yasha que l’on surnomme Dakini-ten erre dans les cimetières à la recherche de l’énergie vitale des hommes qu’elle absorbe pour ensuite leur dévorer foie et cœur.

Il semblerait cependant qu’il lui arrive d’accorder des pouvoirs magiques. Subjuguée par le Buddha Solaire, Dainichi Nyorai, elle fut convertie par celui-ci. Durant la période Heian, on vénère Dakini-ten comme une divinité de la fertilité et de la prospérité. Son culte est alors lié à celui des renards d’Inari no kami.

Dakini-ten est représentée montée sur un renard blanc et brandissant Gôma no riken, une épée «subjugatrice de démons» et un Kensaku (sorte de lasso ou de corde). Elle est figurée avec des ailes et une tête d’oiseaux aux cheveux ébouriffés. Des serpents sont enroulés autour de ses poignets et de ses chevilles et de son dos jaillissent des flammes.

Marino pour ojapon.com

Commentaires