Langues   Réseaux  
Actuellement, il y a 18190 OJaponais
dont 1340 correspondants japonais
 et   
389 Blogs
115 Vidéos
 
63 Festivals japonais
251 Actualités


                          


Culture japonaise - Le Washi, trésor culturel




Né principalement des fibres du mûrier à papier (ne pas confondre avec le mûrier blanc qui sert à l’élevage des chenilles pour la soie) appelées Kozo, Mitsumata et Gampi, le Washi ou Wagami est un papier japonais dont la fabrication remonte au 7ème siècle.

Issu d’une technique venue tout droit de Chine, le papier Washi est l’aboutissement d’un artisanat d’exception et revête aujourd’hui de nombreuses couleurs et des motifs aussi divers que variés.

Les japonais en sont véritablement friands et utilisent ce papier dans la vie de tous les jours, aussi bien pour l’emballage de cadeaux, que pour le bricolage et la confection de cartes de vœux ou de faire-part.

Les papiers les plus fréquemment utilisés sont le Unryu (ou papier Dragon), le Katazome (papier avec impressions sur pochoir), le Chirimen (papier froissé), le Yuzen et le Chiyogami (papiers à motifs), le Itajime (papier coloré) et le Aizome (papier indigo).

Pour fabriquer le Washi, il convient en premier lieu de récolter les branches des arbres en hiver. Elles sont passées à la vapeur et épluchées afin d’en prélever l’écorce. Cette même écorce est ensuite mise à sécher puis préparée en ôtant les parties indésirables. Ne reste alors que les fibres. Celles-ci sont blanchies au soleil et lavées à grande eau froide.

Les fibres sont par la suite bouillies pendant plusieurs heures puis nouvel exercice de nettoyage pour retirer les dernières impuretés. Commence alors le processus de séparation des fibres qui s’effectue par un battage manuel. Les fibres passent enfin dans une machine qui les dissèquent afin d’extraire la pulpe nécessaire à la fabrication du papier.

Cette pulpe est déposée dans un bac dans lequel on trouve une solution faite à partir de racines d’un arbuste de type hibiscus, le tororo aoi. Le tout forme alors une sorte de colle végétale qui maintiendra les fibres lors de l’étape de fabrication du papier. Un cadre ajouré en bambou est rempli de cette préparation puis agité pour évacuer l’eau et ne garder ainsi que la pulpe pour le façonnage du papier.

Cette opération est très délicate car de cette technique dépendra l’épaisseur et la qualité du papier. On nomme ce façonnage, le Kamisuki. Le produit ainsi fabriqué donne un magnifique papier d’une grande résistance.

Ce savoir faire a d’ailleurs été inscrit dans la liste du Patrimoine immatériel de l’humanité de l’Unesco en 2014.

Marino pour ojapon.com

Commentaires