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Les premiers bateaux japonais font leur apparition au 1er millénaire. En japonais, on nomme ces bateaux Wasen, « Wa » pour « objet japonais traditionnel »et « Sen » pour signifier « navire». Le bateau classique étant désigné par le terme « Fune ».

A cette époque, les bateaux sont des vecteurs d’échanges entre les différents pays asiatiques. Echanges qui vont ensuite se développer au niveau du commerce européen.

Ils ont plusieurs utilisations. Dans certains mythes, il est fait état d’une utilisation lors de l’inhumation des défunts. En effet, il semblerait qu’il était de coutume de placer les corps des personnes décédées sur des bateaux funéraires. Des restes d’une de ces embarcations du 4ème siècle auraient été découverts dans la préfecture de Nara. Cette barge aurait servi de tombe à une personne d’origine noble !

Le Japon étant une île, les déplacements commerciaux avec l’extérieur du pays, se faisaient essentiellement par la voie maritime. Le Seki-bune a eu une utilisation commerciale et a favorisé les échanges avec les pays comme la Chine ou les Royaumes de Corée ! De même, de nombreux produits sont entrés sur le territoire par un chemin identique : le riz, certaines matières premières comme le métal, etc.…

Ces bateaux de type jonque ont aussi servi pour les guerres ou les conquêtes à l’exemple du Tekkusen ou cuirassé de fer dont on se servait comme plateforme flottante pour approcher au plus près les côtes des pays attaqués. L’Atake-bune (16ème-17ème siècle)était plutôt utilisé pour se rapprocher des flottes adversaires afin de les incendier ou pour l’abordage. Véritable forteresse aquatique, c’était un grand bateau qui comme le Tekkusen avait pour vocation première les opérations côtières (invasions, attaques de flottes, etc.…).

Ces bâtiments se déplaçaient par la force de propulsion des rames (Ro). Le Tekkusen était équipé de canons et de pièces d’artilleries ; son but étant de mettre à mal les coques en bois des navires ennemis. La flotte japonaise a été considérée comme la troisième puissance maritime mondiale dans les années 1920. Complètement anéantie après sa défaite contre les Etats-Unis en 1945, elle fut dissoute suite à cet événement !

Les charpentiers maritimes n’utilisaient jamais de calfeutrage entre les planches des structures de la coque ; celles-ci devaient être jointes à la perfection pour éviter toute infiltration d’eau. La coque des bateaux étaient réalisées avec du bois de cèdre du Japon tandis que les pièces du gouvernail et les poutres étaient confectionnées dans du cyprès. Les outils servant à la confection de ces bâtiments étaient rudimentaires (équerre, rabot, croisillon, mortaises) mais d’une grande efficacité et le savoir faire des ces maîtres d’œuvres d’une exceptionnelle qualité !

L’apprentissage du métier se faisait par l’observation du travail du maître. Il ne subsiste aucun plan complet et détaillé de ces constructions traditionnelles et la transmission du savoir se perpétrait par oral de maître à élève. Les bâtisseurs de cette époque craignaient le vol de leurs idées et ne faisaient que des croquis très succinct (Itazu).

Il n’existe donc à l’heure actuelle aucune école dispensant l’art de construire des bateaux traditionnels. Chaque embarcation était ensuite bénie lors d’une cérémonie shinto avant d’être mise à l’eau. La capacité d’équipage pouvait varier de 40 à 300 hommes en fonction du type de bateaux réalisés.

On retrouve d’autre modèle de construction parmi les bateaux traditionnels. Ceux-ci ne sont pas destiné à la guerre mais plutôt à la pêche ou au transport comme le Tarai-bune ou bateau baignoire. Sorte de demi tonneau à une place le plus souvent utilisé par les femmes ; on s’en sert encore pour la pêche aux coquillages ou pour le ramassage des algues Wakame. Le Beka-bune était utilisé pour la récolte des algues Nori.

Le Tenmasen servait au transport de marchandises alors que le Chokki-bune ou le Shimaihagi, sortes de gondoles, servaient au transport de passagers (bateaux taxis). On trouve aussi le Sengoku-bune qui permettait le transport du riz. Le Takeru, l’Hobiki-bune, le Kesen Naru et le Kitamae-bune étaient plutôt des bateaux destinés à la pêche.

Marino pour ojapon.com

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