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Culture japonaise - Le Katori Buta




Le Katori Buta que l’on peut traduire par « Cochon qui prend les moustiques » est un accessoire indispensable dans les régions chaudes et humides et notamment durant les étés au Japon.

Cet objet en terre cuite à la forme d’un cochon (Buta). Il sert de réceptacle au Katori Senko, spirale anti-moustiques composée de Pyrèthre. Cette fleur, apparentée à la marguerite ou au pissenlit est un excellent anti-moustiques et anti-insectes en général.

Le Katori Buta fait parti des objets traditionnels du Japon. On le retrouve souvent dans les zones rurales car c’est un ustensile relativement vieillot. Il serait né dans la préfecture d’Aichi, à Tokoname, ville réputée pour sa céramique et ses élevages de porcs !!

Pour la petite histoire, le premier Katori Buta était très artisanal. C’était un tube en terre cuite dans lequel on faisait brûler des feuilles de pyrèthre afin d’éloigner les moustiques des cochons et des humains. Il semblerait en effet que nos peaux soient similaires et sujettes à l’attaque de ces suceurs de sang.

Petit à petit, le tube s’est transformé jusqu’à avoir la forme actuelle qu’on lui connait.
Le plus vieux spécimen, exposé au Shinjuku Historical Museum, a été retrouvé à Tokyo, à Yotsuya (Arrondissement de Shinjuku).

Bien sur, le Katori Buta et le Katori Senko sont étroitement liés, l’un ne va pas sans l’autre !
C’est à Eiichiro Uegama, un homme d’affaires japonais, que l’on doit les premiers bâtons d’encens au pyrèthre. Il a l’idée d’associer du pyrèthre, de l’écorce d’orange et de l’amidon et hop ça à fait des Katori Senko!!!!

Finalement, Uegama-san va concevoir la version en spirale qui a le mérite de brûler plus longtemps et de prendre moins de place.

C’est une société japonaise qui détient le monopole de la production en Asie. Elle commercialise le Katori Senko pour un peu moins de 10 euros la boite.

Bien que très couramment utilisé, cet encens nécessite quand même certaines précautions d’usage. En effet, une très forte odeur et des nombreuses particules fines se dégagent au court de sa combustion, provoquant de violents maux de tête. Aussi, il convient de l’utiliser à l’extérieur ou dans un endroit très ventilé.

La conception du Katori Buta est artisanale et traditionnelle. Ainsi, elle peut prendre entre 1 semaine et 10 jours. Ce qui le rend relativement précieux ! Après 15 heures de cuisson, voilà notre petit buta prêt à officier !

Bien sur, des variantes « bon marché » plus industrielles existent et notamment pour l’exportation.
La version officielle du Katori Buta est le cochon blanc avec une tache verte sur le groin mais il se décline également sous la forme d’un chat, d’une grenouille et même du Mont Fuji.

De quoi satisfaire tous les amateurs et les collectionneurs d’objets authentiques et kawaï !

Marino pour ojapon.com

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