Culture japonaise - Le Hanko
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Culture japonaise - Le Hanko




Le Hanko est ce fameux sceau japonais utilisé en place et lieu de la signature manuscrite. L’empreinte laissée par le sceau sur les documents se nomme Inkuan. Cependant, les japonais ne font pas tellement de différences entre le terme Hanko et Inkan. Le fait d’apposer un Hanko sur un document s’appelle Natsuin.

En plus du Japon, le Hanko est traditionnellement usité dans les pays asiatiques tels que la Chine, la Corée et le Vietnam.

Ce sceau est un petit objet cylindrique d’environ 7 centimètres de longueur, fabriqué, pour le sceau officiel dans un magasin spécialisé. Pour les autres sceaux, il est possible de s’en procurer dans les 100 Yens Shop.

Le Hanko est taillé dans de l’ivoire, du bambou, du bois, du jade ou encore dans de la stéatite ou pierre de savon.

Les japonais possèdent en général 4 Hanko.

Le Jitsuin est le sceau officiel. Celui que l’on utilise dans les activités importantes de la vie comme un mariage, un gros achat (terrain, voiture, maison), un engament juridique ou pour conclure des affaires !

Il y a ensuite le Ginko in (ginko : banque) qui sert pour les transactions bancaires. Le Ginko comprend le nom japonais complet du titulaire. Une impression originale de ce sceau est apposée sur chaque relevé de transactions, toujours couplé avec celui de l’employé de la banque qui aura effectué la démarche.
Le troisième sceau est le Mitome in qui, bien qu’étant tout aussi officiel que les 2 sceaux précédents, est surtout utilisé pour des tâches moins importantes comme la signature de notes administratives dans une entreprise ou encore pour le retrait d’un coli à la poste.
Le dernier sceau n’est utilisé que par les artistes en lien avec l’art graphique comme les peintres, les graveurs, … Ils se servent de ce sceau pour signer leurs œuvres. On parle alors de Gago in. Il ne représente pas forcément une signature mais plutôt une devise ou un slogan propre à l’artiste.

Le Hanko est de forme ovale ou ronde. Il s’utilise sur un encreur (Shuniku) contenant une encre rouge faite avec des pigments à base de soie ou à base de plante.

Le sceau est donc apposé sur un document après avoir été en contact avec l’encre ; lorsqu’on le retire reste la fameuse marque ou Inkan.

L’encre rouge doit être conservée dans un contenant hermétique et à l’abri du soleil afin d’éviter son desséchement.

Il existe deux façons d’appliquer le sceau. Si on utilise une base de soie, il convient d’exercer sur le sceau une forte pression une fois sur le papier et de basculer le cylindre de gauche à droite et de bas en haut pour bien marquer l’empreinte. Avec une base de plante, la pression devra être plus légère ; l’encre séchant plus vite sous cette forme, il convient de retirer le sceau délicatement en commençant par un coté afin d’éviter la déchirure du papier.

Le sceau fait son apparition au Japon en l’an 57 de notre ère. Le souverain de la dynastie Han avait accordé un Hanko en or massif à un émissaire japonais envoyé dans le pays. C’est un grand honneur quand on sait que seuls l’Empereur et ses fidèles vassaux pouvaient posséder un Hanko, symbole du pouvoir absolu ! Après 750, la noblesse se met aussi à l’utilisation du Hanko. Viennent ensuite les Samouraïs.

Au début de l’ère Meiji (19ème siècle), une loi va favoriser un élargissement de l’utilisation des Hanko personnels, en établissant un système national d’enregistrement et de certification.

Chaque japonais possède son sceau, des parents jusqu’aux enfants ! Le sceau officiel est établi à vie sauf pour les femmes qui doivent après leur mariage faire modifier leur nom et donc ont l’obligation de le refaire. Les sceaux des enfants sont gardés par leurs parents jusqu’à leur 16 ans, âge à partir duquel au Japon un enfant peut travailler et devient donc responsable (on ne parle pas ici d’âge de la majorité).

Le nom de famille est appliqué à l’envers sur une des extrémités du Hanko. Une fois apposé sur un document, il sera visible dans le bon sens.

Au Japon, posséder plusieurs Hanko est préférable car cela sécurise les transactions les plus importantes de la vie d’un citoyen !

Marino pour ojapon.com

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