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Culture japonaise - Le Johatsu




Peut-on du jour au lendemain disparaitre sans laisse de traces ; tout quitter sans se retourner, abandonner femme, enfants, maison, travail ?

Au Japon, ce phénomène se nomme Johatsu littéralement « évaporé ».
Cent mille japonais se volatilisent ainsi chaque année sur l’archipel sans qu’il soit alors possible de les retrouver.
Ces disparitions ont un dénominateur commun : l’honneur.

L’honneur tient une place primordiale dans la société japonaise et lorsque celui-ci est bafoué ou menacé, il est parfois difficile d’y faire face. Que ce soit à cause d’un licenciement, d’un divorce, d’un échec ou pour fuir une situation familiale complexe, les raisons peuvent être diverses et variées.
Si le fait existe depuis fort longtemps, il s’était accentué dans les années 1990, période délicate pour l’économie japonaise.
Cependant, ne disparait pas qui veut ! Le Johatsu est planifié et savamment orchestré ! Pour s’éclipser dans une grande ville, rien de mieux que ses bas-fonds, là ou personne ne pensera à venir vous chercher ! Il existe à Tokyo un quartier surnommé Sanya. Véritable ghetto, il n’est connu que de rares personnes dont la mafia qui y règne d’une main de maître. D’autres grandes mégapoles ont également leurs refuges pour Johatsu à l’image d’Osaka et son quartier Kamagasaki.

Des sociétés ont vu le jour, les Yonigeya, et profitent de ce marché en réelle expansion, proposant d’organiser sa disparition et la création de sa nouvelle vie sous une autre identité.
Si dans le Japon traditionnel, le déshonneur se lavait dans le sang en se faisant Hara-kiri ou Sepukku ; la pratique a fort heureusement disparu mais à laisser la place à ces absences inquiétantes. Pour les familles la situation est difficile à vivre car bien souvent elles ne savent pas s’il s’agit d’une fugue ou d’un départ avec pour objectif d’en finir avec ma vie.

Parfois, certains reviennent après de longues années d’exil, s’inventant une mission les ayant retenue loin de chez eux mais dans la plupart des cas, les disparus le sont définitivement…

Dans un monde où chacun de nos pas est suivi par des milliers de caméras et de satellites, il est incroyable de penser qu’il est encore possible à notre époque de s’évaporer à la barbe et aux yeux de tous !

Marino pour ojapon.com
Sources : internet

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